Barcelone via Internet

En cette fin des années dix, internet semble souffrir d’une mauvaise réputation: failles de sécurité, vol de données, manipulation de l’information, non-respect de la vie privée et bientôt manque de neutralité… Si l’on fait la synthèse des articles traitant du grand réseau, on finit par penser qu’il est plus dangereux de se connecter à un site web ou d’utiliser des réseaux sociaux que faire du base jump ou de la plongée sous-marine.

Dans ce contexte quelque peu anxiogène, j’aimerais présenter mes excuses à un grand réseau social (qui saura se reconnaître*) et adresser mes sincères remerciements à quelques plateformes musicales; oublions nos différends le temps que je vous raconte mon week-end passé.

Pour vous parler de ce week-end à Barcelone, je dois remonter en 2012, à l’époque où je commençais à m’intéresser aux moyens de diffusion qu’offrait internet et publiais mes premiers morceaux sur Soundcloud et Bandcamp. Ces deux plateformes m’ont permis de faire bien plus que de mettre ma musique à disposition des autres, elles m’ont permis de découvrir la leur. Ces cinq dernières années, j’ai principalement écouté (et acheté) les productions marginales, authentiques et avant-gardistes de musiciens qui, dans la même situation que moi, mettaient eux-mêmes leur musique à disposition du public.

Grâce à Internet, j’ai découvert un mouvement culturel, et j’ai aussi rencontré des gens. Si la plupart du temps ce genre de rencontres en ligne restent virtuelles, il me semble intéressant de relever que ce n’est pas toujours le cas. C’est ce qui me ramène au week-end passé.

Invité par le Label Folcore Records pour mixer en live mes morceaux lors d’une « Label Night » au Diobar, j’ai partagé la soirée avec Cherman, Nixtamal et Qechuaboi. Ce n’était bien sûr pas une rencontre due au hasard: Cherman est aux commandes de Folcore Records et Nixtamal a réalisé le mastering de mes dernières productions, mais la particularité de cette collaboration est qu’elle a été rendu possible par internet. Bien avant notre première rencontre concrète, nous avions échangé, partagé et appris à nous connaître grâce – entre autres – aux réseaux sociaux.

Alors non, Internet n’est pas une sombre ruelle dans laquelle on doit tenir fermement son sac à main. Internet, c’est un fabuleux outil pour les personnes qui veulent partager leur passion et rencontrer les autres.


*je tiens cependant à préciser qu’en aucun cas je renonce à mon droit inaliénable de critiquer en permanence ledit grand réseau social.

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Poupa Honk, invité d’Azimut.

« …on pourrait comparer ça à une madeleine de proust, voir à plusieurs madeleines passées au blender, mais comme on est en mode dub, les madeleines on va les passer au grinder. »

Wozdat la chronique

Azimut, l’émission radio de La Fabrik, dédiée à la découverte d’artistes « locaux », a invité Poupa Honk à l’occasion de la sortie de Golden Lowness. Retrouvez le podcast de l’émission sur le site de La Fabrik.

L’invité d’Azimut : Poupa Honk

A écouter aussi: Wozdat la Chronique !

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El tema del plástico

Extrait d’un article écrit par Mariana Viveros sur Cassette Blog à l’occasion de la parution de Kikasaru (décembre 2016):

« El tema del plástico al cual hice referencia entra desde los primeros acordes, pues crean un entorno que remite a los ochenta, a los videojuegos, con melodías bonitas y pegajosas, dub downtempo. La cumbia se percibe un poco más en segundo plano, sin pretensión alguna de que  suene “orgánica”. Lo digital es envolvente, casi como un ensueño auditivo.
Incluso la estética del disco es totalmente de plástico, con fotos de animalitos de juguete para acompañar cada track, lo que le da un cierto toque naif.

Poupa Honk hace plástico y del bueno, sin remordimientos por sonar más o menos digital, “artificial”. Hace buena música, resistente a los golpes y exigencias del siglo XXI »

Lire l’article entier sur Cassette Blog

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Natty droid

natty droid logo 8bitDans un futur proche, le sort de l’humanité dépendra de la qualité des relations qu’elle entretiendra avec les machines qui l’entourent. Qui mieux que Natty Droid peut servir de médiateur, de diplomate, et préparer un terrain fertile à une collaboration positive basée sur l’échange artistique. En d’autre termes, si un jour nous devons être dominés par les robots, autant que ces derniers fument des bédos et écoutent du reggae.

« Digital Bytes », la troisième compilation de Natty Droid regroupe des musiciens d’un peu partout sur le globe: de Hollande (Dr Remix, The Dubressed); de Norvège (Helgeland 8Bit Squad, Trinity Lo Fi Trinity); des Etats-unis (Dunn Drank, Dubious Disc); du Royaume uni (DVAnt, Unothodox Conquerer); de France (Yahmedle, Wellwellsound, Don Peke, jouanito); d’Espagne (Tron, La3Ktor, Dub Presidents); du Mexique (Eskimo Attack); de Suisse (Sub Alpine Xpress et Moi-même); du Japon (Ichiyo); et d’Allemagne (BitFXclique, Jahdubtahz).

« Pocket Lion », ma modeste participation au salut de l’humanité:


Le visuel a été réalisé par Maya Mitten, « Miss Mitten », et je vous conseil vivement d’aller faire un tour sur son site pour y découvrir ses improbables collages.

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Poupa Honk sur *diaspora

diaspora_iconSi vous ne connaissez pas encore diaspora, il faut que vous alliez y faire un tour. Beaucoup de gens critiquent facebook (avec raison) mais tout le monde y reste. Il existe pourtant des alternatives sérieuses et diaspora est certainement la plus intéressante. C’est un réseau libre et décentralisé, c’est à dire qu’il est répartit sur une multitude de serveurs gérés par des administrateurs différents. Personnellement j’ai choisis la Framasphère ( framasoft.net ), une association lyonaise qui soutient activement des projets open source.

Pour me retrouver sur framasphère: si vous avez déjà un compte, vous pouvez suivre ce lien, sinon vous pourrez créer un compte ici.

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Zaca

Jonathan Delachaux ( le Plugin gauche ) est tout d’abord un peintre. Mais ses peintures ne sont que la pointe d’un iceberg: depuis 1996 il documente à travers elles la vie de personnages imaginaires. A travers des mises en scènes et des rencontres avec d’autres artistes, ces personnages ont acquis une une forme d’autonomie et leur destin commence à échapper à l’artiste.

A loccasion de l’expositions-vernissage de sa première monographie, il m’a demandé de lui composer un morceau dont la particularité est qu’il peut être mixé par le public. Ce dernier active et désactives des pistes en touchant certains endroits marqués d’une crois sur une grande fresque murale.

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A propos de flux…

rss

Beaucoup de groupes ont un site qui ne leur sert que de carte de visite, comme un portail pour rediriger les visiteurs vers les réseaux dit « sociaux » par lequels ils communiquent réellement.

J’ai envie de fonctionner différemment. Principalement pour que mes publications soient également visibles par les gens qui ne désirent pas faire partie d’un réseau social.

Pour vous amener à comprendre ma démarche, je vais prendre l’exemple de Facebook: quel confort de pouvoir s’inscrire à toutes les pages qui nous intéressent et de recevoir leurs nouvelles bien arrangées dans un fil d’actualité en ne se connectant qu’à un seul compte ! Sans oublier que cette actualité est en général agrémentée de vidéos distrayantes où l’on peut voir des mignons chatons, des accident graves, des enfants surdoués et même des prédictions utiles sur l’avenir de la planète.

Le problème c’est que l’on ne peut pas réellement s’inscrire à toutes les pages qui nous intéressent, mais seulement au pages qui existent sur Facebook.

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