Zaca

Jonathan Delachaux ( le Plugin gauche ) est tout d’abord un peintre. Mais ses peintures ne sont que la pointe d’un iceberg: depuis 1996 il documente à travers elles la vie de personnages imaginaires. A travers des mises en scènes et des rencontres avec d’autres artistes, ces personnages ont acquis une une forme d’autonomie et leur destin commence à échapper à l’artiste.

A loccasion de l’expositions-vernissage de sa première monographie, il m’a demandé de lui composer un morceau dont la particularité est qu’il peut être mixé par le public. Ce dernier active et désactives des pistes en touchant certains endroits marqués d’une crois sur une grande fresque murale.


De la peinture métallique sert de conducteur et une interface électronique, sensible à la différence de résistance (qui se produit lorsqu’une personne touche la fresque), convertit cette information en signaux MIDIs. Un contrôleur géant, en quelque sorte…

La fresque interactive représente Joahan, Naïma et Arthur en train de donner un concert. En face d’elle, partiellement cachés derrière une parois de plastique ondulé, on retrouve les mêmes personnages mais en relief cette fois. Une fois de plus Jo nous fait une expo en stéréoscopie. Lorsque vous regardez dans un miroir en angle situé entre les deux espaces, l’oeil droit voit la scène peinte et l’oeil gauche voit l’ « original » en relief. Les deux images se superposent parfaitement et il en résulte un effet de profondeur assez stupéfiant. Dans ce tableau qui nous entoure, Johan joue de la clarinette contrebasse, Naïma de la clarinette basse et Arthur, a qui Jo a prêté mon visage pour l’occasion, joue d’un étrange instruments: une sorte de controleur MIDI version Dada.

Pour cette exposition appelée « Souffle continu » Les pistes de clarinettes ont été enregistrée chacune en une seule prise d’une heure, et en souffle continu, bien évidemment. Quand aux six autres pistes elles sont bien électroniques et enrobées de quelques automations pseudo-aléatoires. Peut-être qu’un jour, Arthur, Johan et Naïma m’autoriseront à en publier une version…

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